PRENONS NOTRE AVENIR EN MAINS !

Un retour vers le monde d’avant en pire…
Le plan de licenciements chez Airbus a fait l’effet d’une bombe dans le secteur aéronautique et dans l’agglomération toulousaine. Mais alors que l’attention se focalise sur le donneur d’ordres, d’autres entreprises du secteur font aussi l’objet de plans sociaux : DAHER, EXPLEO, DERICHEBOURG, SCALIAN, ALTRAN….

Sans compter les sous-traitants de rang 2, 3, 4… (fin de contrats), les intérimaires, les salarié.e.s en période d’essai renvoyé.e.s chez eux et les nouveaux arrivants avec leurs diplômes dans la main qui sont sacrifiés. Les suppressions d’emplois ont déjà commencé.
A Altran comme ailleurs, les directions prennent comme prétexte le fait que les « concurrents » et Airbus ont recours aux APC pour faire signer aux syndicats des pertes de salaires (jusqu’à 700 euros par mois), de RTTs et de congés…C’est insupportable !

PSE, APC, APLD…mais que signifient tous ces acronymes ?

  • PSE  – Plan de Sauvegarde de l’Emploi : Plan de Suppression d’Emplois serait plus exact car c’est ce que c’est : des suppressions de postes
  • APC – Accord de Performance Collective : C’est un chantage à l’emploi pour baisser les salaires et dégrader les conditions de travail. Par Exemple Altran demande une baisse des salaires de 12%. Et si un.e salarié.e refuse c’est le licenciement automatique. Travailler plus pour gagner moins.
  • APLD – Activité Partielle Longue Durée : Novlangue pour dire chômage partiel.

Tous ces gros mots ont pour but de déshumaniser et masquer la réalité des conséquences : suppressions d’emplois, et reculs sociaux.

Est-ce le rôle des syndicats de salariés de cautionner cela ?

Pour justifier le chantage à l’emploi, la direction d’Altran utilise la situation de ses concurrents, en annonçant : « AKKA : en difficulté, devrait mettre en place un plan cet été ».
S’étonnant d’apprendre cela par Altran, la CGT AKKA a alors interrogé la direction d’AKKA sur la réalité de cette situation.Voilà la réponse de la direction : « Ces propos ne proviennent pas de la direction d’Akka. Et sont donc mensongers. La concurrence essaye de déstabiliser les autres entreprises du secteur. Nous n’avons pas prévu de mettre en place un plan cet été qui nécessiterait dans tous les cas une information/consultation des représentants du personnel au préalable. » Vous avez dit manipulation…

Nous ne sommes pas dupes. Tout est planifié ! L’attaque est concertée et va se généraliser dans toutes les entreprises du secteur !

Et il ne faut pas compter sur l’état : son plan de soutien consiste à offrir des milliards aux grands donneurs d’ordres, sans aucune contrepartie, sans aucun jalon ni exigence de résultat. Pire même, il finance la production dans d’autres pays (l’A220 est assemblé…au Canada) tout en faisant semblant de prendre en compte les enjeux écologiques. Et ces chantages à l’emploi ont été créés par les ordonnances Macron qui donnent les mains libres aux employeurs pour garantir leurs marges en cette période « creuse » en dégradant nos salaires et nos conditions de travail.

Le problème c’est qu’avec ces pertes de compétences, à la crise temporaire du transport aérien, va se substituer une crise structurelle (comme dans l’automobile). Et cette crise va produire ses effets négatifs durant des années…

Sans oublier que ces suppressions d’emplois ont des impacts directs : emplois induits, familles qui vont quitter la région, moins de cotisations pour les retraites, pour les services publics…. Qui achètera l’appartement ou la maison de quelqu’un qui quitte la région si tout le secteur s’effondre ? Les banques et pour pas cher !

L’état ferme les yeux sur tout cela et indemnise tous ces nouveaux demandeurs d’emplois qui devront à coup de stages, de reconversions, de déménagements, de difficultés sociales et familiales se reconstruire.

Opportunistes et sans vergogne, les directions nous ramènent au monde d’avant et même celui d’avant encore… !

Des alternatives sont possibles :

Alors on fait quoi ?

Restons nous chacun dans notre coin en espérant ne pas être licencié alors que tout à chacun peut être désigné pour monter dans la charrette ? Devons-nous accepter avec résignation et fatalisme parce que les pouvoirs nous assurent que « c’est la crise » ? Mais aujourd’hui quel secteur en France peut se prévaloir d’un carnet de commande à 7 ans ? Même avec des annulations…La réalité des chiffres est moins alarmiste que le discours ambiant.

Des alternatives sont possibles :

Alors on fait quoi ?

Restons nous chacun dans notre coin en espérant ne pas être licencié alors que tout à chacun peut être désigné pour monter dans la charrette ? Devons-nous accepter avec résignation et fatalisme parce que les pouvoirs nous assurent que « c’est la crise » ? Mais aujourd’hui quel secteur en France peut se prévaloir d’un carnet de commande à 7 ans ? Même avec des annulations…La réalité des chiffres est moins alarmiste que le discours ambiant.

Cet été, la direction d’Airbus, très largement relayée par les médias, a dramatisé sa situation financière et commerciale. Pourtant voici un extrait de son communiqué de presse au sujet de ses commandes sur le premier semestre 2020. Malgré des annulations de commandes, la situation en 2020 est bien meilleure que celle de 2019.

Rappelons qu’en 2019, Airbus a recruté beaucoup de nouveaux salarié.e.s et qu’à la fin de l’année Airbus aura retrouvé son cash-flow. Pourquoi alors supprimer plusieurs milliers d’emplois alors que la situation est finalement meilleure ?

On ne peut pas rester les bras ballants à compter les emplois supprimés, les compétences perdues, les vies qui basculent.
Les salarié.e.s sont la richesse des entreprises et ces femmes et ces hommes, expérimentés dans ce secteur de pointe, doivent continuer à porter les projets industriels dont nous avons besoin.
Nous voulons :
• Maintenir et développer les emplois, les qualifications et les salaires, en particulier par la baisse du temps de travail à 32 heures par semaine et la création des postes correspondants.
• Développer la poly-industrie
• Investir pour rendre ce secteur conforme avec les enjeux climatiques
• Utiliser l’argent public au service de l’intérêt général

Et quand on est salarié.e, pour exprimer son opinion il n’y a pas beaucoup de moyens : le premier est le droit de manifester. Les directions ont beau essayer de vous convaincre que c’est inutile, voire ringard, pour nous laisser sans espoir. C’est pourtant la première chose à faire et c’est aussi vieux que le monde du travail : Seul.e.s nous ne sommes rien, ensemble nous sommes tout. Ensemble, nous pouvons nous faire entendre, faire reculer les directions dans leur projet et imposer des alternatives qui correspondent aux besoins des populations.
L’UNION FAIT LA FORCE.
La CGT refuse la résignation, elle appelle à la mobilisation la plus large et unitaire possible. Continuons à nous battre partout où nous pouvons en avançant nos solutions et pour que le monde de l’aéronautique montre sa détermination, sa force collective.
Cette lutte concerne la population de notre bassin d’emploi et au-delà…elle doit se faire avec nous : TOUTES et TOUS CONCERNE.E.S !
Il n’y a pas de fatalité. Pour prolonger l’initiative du 9 juillet :

Les salarié.e.s demandent la parole et de l’écoute : c’est ce qu’a, entre autres, révélé l’enquête de la CGT à laquelle ont contribué un grand nombre de salarié.e.s bien au-delà du syndicat.

Pour participer à l’enquête :

LA CGT APPELLE A UNE MARCHE POUR L’EMPLOI

LE 17 SEPTEMBRE 2020

partout en France

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